LA TUNISIE DANS LE TOP 5 AFRICAIN DE L’INDICE DE LA MONDIALISATION 2016

 

LA TUNISIE DANS LE TOP 5 AFRICAIN DE L’INDICE DE LA MONDIALISATION 2016

 

L’indice de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) «reflète l’état de la mondialisation économique, sociale et politique dans 192 pays à travers le monde». Il mesure la globalisation sur une échelle de 1 (le moins mondialisé) à 100 (le plus mondialisé). La dimension sociale de la mondialisation est mesurée à l’aide de trois variables. La première englobe les contacts transfrontaliers personnels sous la forme d’appels téléphoniques et de courriers. Les flux touristiques et l’importance des populations étrangères résidentes sont également pris en compte. La seconde recense les flux d’informations transfrontaliers à partir de l’accès à Internet, à la télévision et aux produits de presse étrangers. La troisième tente d’évaluer l’adhésion culturelle aux grands courants mondiaux à partir du nombre de filiales McDonald’s et Ikea, ainsi que des exportations et importations de livres rapportées au PIB.

A partir de ces données, le Maroc est considéré comme “le pays africain le plus mondialisé“, selon l’édition 2016 de l’EPFZ publié le 4 mars dernier, et occupe la 57ème position à l’échelle mondiale. Toujours à l’échelle africaine, le Royaume chérifien est suivi par l’Ile Maurice (58ème au classement mondial), l’Afrique du Sud (61ème mondial), l’Egypte (66ème), et la Tunisie (81ème), les Seychelles (82ème), la Namibie (98ème), le Sénégal (99ème), le Nigeria (103ème) et le Togo (106ème). A noter qu’au niveau mondial, comme pour 2015, les Pays-Bas sont considérés comme le pays le plus mondialisé dans cette nouvelle édition 2016, devant l’Irlande et Belgique. Suivent l’Australie (4ème rang), la Suisse (5ème), Singapour (6ème), le Danemark (7ème), la Suède (8ème), la Hongrie (9ème) et le Canada (10ème). Classement des dix premiers pays africains dans l’indice de la mondialisation 2016:

1-Maroc (57ème à l’échelle mondiale)

2-Maurice (58ème)

3-Afrique du Sud (61ème)

4-Egypte (66ème)

5- Tunisie (81ème)

6-Seychelles (82ème)

7-Namibie (98ème)

8-Sénégal (99ème)

9- Nigeria (103ème)

10-Togo (106ème)

Economie: L'IACE et la BM détectent plusieurs procédures administratives inutiles en Tunisie

 

Economie: L'IACE et la BM détectent plusieurs procédures administratives inutiles en Tunisie

 

Le projet recommande l’élimination de 37 procédures et la simplification de 493 autres, ce qui porte le taux d’annulation et de simplification à 77% de l’ensemble des procédures soumises à une consultation avec le secteur privé, a affirmé le directeur général des réformes et prospectives administratives à la présidence du gouvernement, Khaled Sellami.

Intervenant lors d’une conférence organisée sur le thème «Simplification des procédures administratives pour les entreprises: quel impact sur le secteur privé?», Sellami a indiqué que le projet lancé en 2012 vise à améliorer l’environnement des affaires en Tunisie et à alléger les charges administratives supportées par les entreprises économiques et à les associer à la mise en oeuvre des réformes nécessaires à la facilitation l’activité économique du pays.

Le projet est mené par le ministère de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) et la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale) avec l’appui du secrétariat d’Etat à l’Economie suisse.

La première période de ce projet a comporté une phase pilote réalisée au ministère des Finances pour faciliter les procédures fiscales et douanières. Elle a été ensuite élargie à 7 autres ministères: Transport, Agriculture, Industrie, Energie et Mines, Commerce, Affaires sociales, Justice et Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, selon Sellami.

Pour le directeur exécutif de l’IACE, Majdi Hassen, environ 66 procédures sont considérées comme étant les plus contraignantes. Pour simplifier les formalités administratives, l’IACE a proposé, dans ce cadre, de créer un bureau inter-administration pour que les différentes administrations puissent consulter les informations qui leurs sont nécessaires, ce qui ne manquera pas de simplifier l’utilisation de plusieurs procédures d’une manière significative, a-t-il dit.

L’IACE a mis l’accent sur la nécessité de mettre en place un guichet unique au profit des entreprises pour certaines activités tels que l’import-export, l’artisanat, et appelle à la mise en place d’un observatoire des services administratifs pour évaluer le respect des délais par les différentes administrations outre la réorganisation de l’administration.

Le think tank recommande également l’élaboration de manuels d’utilisation des procédures administratives, ajoutant que plus de 43 pistes de développement de services administratifs en ligne ont été identifiées dans le cadre de ce projet.

Pour le représentant résident de la SFI en Tunisie, Antoine Courcelle Labrousse, le pays a besoin d’une refonte totale de son administration en vue d’alléger les formalités, améliorer son classement dans les rapports Doing Business et Davos et, partant, augmenter son attractivité auprès des investisseurs locaux et étrangers.

Dans le rapport Doing Business 2015, la Tunisie a été classée 60ème, perdant 4 places par rapport l’édition 2014. Elle a perdu 9 places par rapport à son classement de l’année 2010, juste avant la révolution (17 décembre 2010/14 janvier 2011).

Durant la 3ème phase du projet, qui impliquera 5 autres ministères à savoir l’Intérieur, l’Equipement, l’Environnement, le Tourisme et la Santé, la consultation du secteur privé portera sur 372 procédures .


source: webmanagercenter